Arts Plastiques

Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 15:04
Vous souvenez vous de l'interminable article sur Blade Runner ? Je vous part d'un aussi long sur George Rousse, plasticien, photographe et sculpteur contemporain. Et oui, c'est une autre parti de mon dossier d'Histoire des Arts.



Georges Rousse

1947 


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Georges Rousse est un artiste contemporain qualifié de peintre photographe.

I
l commence par travailler comme photographe dans un laboratoire. C’est lors de reportage sur la figuration libre qu’il entame ses mélanges de pratiques picturale et photographique. Il travaille d’abord la peinture, puis en garde une trace photographique. Dans les années 1980 il débute ses travaux dans des lieux destinés à être abandonnés. C’est ainsi que peu de temps après, il s’intéresse à l’espace des lieux à investir et à la disposition de ses projets. Le point de vue adopté est donné par son appareil photo. Ce sont donc ses travaux photographiques qui sont guise de finalité, les lieux n’offrant une empreinte picturale claire qu’à partir d’un certain point.

G
eorges Rousse n’est pas le seul artiste à traiter du point de vue et de la perspective. Qu’est ce qui différencient ses travaux des autres artistes qui travaillent comme lui sur le point de vue ? Quel est le but de ses travaux ? 
A qui peut-on le comparer ? Quelles techniques utilise-t-il ? Nous verrons aussi la spécifié et la diversité des lieux sur lesquels il travaille, ainsi que la finalité de ses travaux.

G
eorges Rousse est donc un artiste qui travaille sur le point de vu. Il n’est
pas le seul cependant à manifester ce genre d’œuvres. Bernard Pras, Bernard Voita... sont d’autres artistes qui ont la même vocation. 
 


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Ces deux artistes travaillent, comme Georges Rousse, sur le point de vue, par l’anamorphose ou la perspective. Cependant, l’artiste se rapprochant le plus de Georges Rousse est Felice Varini. En effet, ce dernier traite du point de vue avec des formes géométriques (principalement des formes circulaires) et ceci in situ, dans des lieux fréquentés (dans les musées, dans les villes...). Il pousse même sont travail jusqu’à utiliser les reflets des miroirs.


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Qu’est-ce qui différencient Felice Varini et Georges Rousse ? Quel est le but des œuvres de ce dernier ? Quelle est la particularité de son travail ?

G
eorges Rousse
s’inspire du
lieu même dans lequel il travaille. Il prend en compte les lignes, la structure de l’espace, puis agit dessus en s’appuyant sur la place de la lumière mais aussi du pays ou de la ville dans le quel il a été emmené à travailler.

C
es lieux sont principalement voués à être détruits ou du moins sont en
ruine. D’après Georges Rousse, les caractéristiques de ces lieux sont intéressantes pour les photographes ; raison pour laquelle il a commencé par capturer des images des lieux en ruine. Ce n’est qu’après qu’il décide d’agir avec la peinture sur eux. Suite à cette idée, il a intégré des personnages fictifs dans les bâtiments pour qu’ils paraissent moins vides.


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Cette relation trouvée entre la peinture, les couleurs et l’espace, à travers la photographie l’a poussé à aller plus loin.

I
l poursuit ses interventions dans des lieux abandonnés, mais ne peint plus de portraits. Il poursuit ses transformations avec des
architectures virtuelles. Il utilise ensuite, pour la plupart de ses travaux, de simples formes géométriques (dont il met souvent en avant le cercle) et utilise beaucoup les couleurs ou les contrastes (noir & blanc). Il a déjà fait intervenir des miroirs, creuse parfois les murs, construit et déconstruit les lieux... Il utilise parfois les mots de ses carnets de notes qu’il intègre dans les bâtiments.


Rouss5-1-.jpg

Rouss5-2-.jpg

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N
ous avons vu d’après toutes ces œuvres que les lieux ont une grande diversité. Georges Rousse a des demandes dans beaucoup de pays. Il a le plus travaillé en France, mais aussi aux Etats-Unis à New York, au Japon, au Maroc, en Allemagne... il est intervenu dans plusieurs pays, toujours dans des bâtiments abandonnés ou en ruines. Ceux-ci varient entre abattoirs, hôpitaux, hangars désaffectés... et même dans des châteaux. Tous sont voués à la démolition.

I
l lui suffit d’y inscrire son appareil photographique, de saisir le lieu avec son objectif, et il commence ses transformations. Comment s’y prend il pour modifier ainsi le lieu, à en troubler l’observateur ou spectateur de ses oeuvres ?


G
eorges Rousse
n’a besoin que de peu de matériaux et d’
outils. Il possède un appareil photographique posé sur un pied. Il place devant son objectif un verre dépoli. Il y dessine la forme qu’il veut représenter dans l’espace. Il peut alors reporter la forme qu’il voit à travers son objectif dans l’espace, ceci à l’aide de petits points. Lorsque ceux-ci sont alignés avec la forme dans son appareil photo, il les relie. Ensuite, au fur et à mesure qu’il peint, la forme se définit.

U
ne fois l’appareil placé, il n’est plus bougé. Georges Rousse choisit son placement en tenant compte de la présence de la lumière et de son impact sur le lieu. De même, il fait attention à l’architecture présente. Enfin, il imagine la transformation qu’il va pouvoir mettre en œuvre, dessine sur le verre dépoli, et entame sa modification.

P
arfois, il commence par construire des espaces (comme sur la photo ci-dessus, faite à Lyon en 1997) avant d’intervenir à la peinture. Il utilise le plus souvent des formes circulaires.

U
ne fois la forme donnée, il utilise les couleurs. Le blanc, à la craie, vient marqué ce que le noir a « supprimé ». Il lui arrive parfois d’utiliser seulement le rouge. Lorsqu’il utilise ces couleurs seules, c’est qu’il souhaite mettre en valeur ou cacher une partie du lieu. S’il assemble des couleurs, elles sont uniquement primaires. Il utilise les couleurs comme un symbole de la lumière.



H
ormis ses premiers travaux dans lesquels il intégrait la figuration, ses œuvres reposent essentiellement sur la perspective, grâce aux ouvertures dans les murs conservées, et sur l’anamorphose. Les formes ainsi réalisées n’existent que par la photographie. Ces transformations (la présence de nouvelles formes) ont alors pour but de casser les marques de l’espace même. Elles troublent ainsi les observateurs de ses œuvres, en annulant les perspectives réelles de l’espace.


L
e travail de préparation des œuvres de Georges Rousse donne naissance à des carnets de croquis et de notes. Ces dernières sont parfois utilisées par l’artiste dans le lieu même à investir, ce qui permet de lier l’écriture à l’anamorphose
 

Rouss6.jpg


A
près avoir comparer Georges Rousse à d’autres artistes traitant du point de vu, après avoir parler des lieux sur lesquels il travaille, et de la technique qu’il utilise, nous allons pouvoir nous consacrer au but de ses travaux in situ.

S
es travaux à la peinture (ou à la craie) restent où ils sont, jusqu’à la démolition du bâtiment. Seules les photographies ont valeur d’œuvre. Mais pour Georges Rousse, l’œuvre « est une rencontre avec un lieu avant d’être une opération photographique ». Ceci explique l’importance qu’il porte au pays et à la ville dans laquelle il travaille, ainsi qu’à l’architecture du lieu avant qu’il intervienne dessus. Nous pouvons donc qualifier ses œuvres comme
travail de mémoire du lieu sur lequel l’artiste s’est investi avant sa déconstruction.

N
ous pouvons dire de ce travail de mémoire qu’il se distingue des autres artistes (comme ceux nommés ci-dessus) qui traitent du point de vue. Bernard Pras traite avant tout de la représentation ; Bernard Voita de la profondeur mais utilise, comme Bernard Pras, des objets ; Georges Rousse n’en utilise pas. Enfin, l’opposition entre Felice Varini et Georges Rousse se fait principalement sur le lieu. Les deux artistes utilisent la photographie comme outil de mémoire. Cependant, les travaux de Felice Varini et ceux de Georges Rousse sont détruites et visibles par des moyens différents.


N
ous pouvons conclure que le résultat du travail de Georges Rousse n’est visible que sur des photographies exposées dans divers musées dans le monde. Ses œuvres traitent bien d’un travail de mémoire des lieux tout d’abord, mais aussi de son intervention dans ceux-ci.


E
nfin, on peut remarquer que plus le temps passe, plus ses travaux se compliquent. Les plus récents (pour la plupart), nous montrent ce qu’il nomme « construction spatiale ». Il intervient sur la moitié de l’espace du lieu représenté par la photographie. Il aménage cet espace, installe une forme, le peint et
trompe l’œil : est ce le même lieu ? 



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 Tous droits réservés (c) ® JM.
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 23:32

A
vant tout, je tiens à préciser que j'ai pas mal bossé et suis assez curieuse sur tout ce qui touche à la notion de point de vue dans l'Art. Y a plusieurs artistes que j'aimerais présenter ici, dont certains qui ont travaillé sur l'illusion "optique", sur le point de vue.

Simone Decker, plasticienne luxembourgeoise, en fait parti.


Je ne me vanterai jamais de connaitre parfaitement un artiste, je ne suis pas assez curieuse et plutôt impatiente de ce point de vue-là je pense. Je vais donc parler de ce que je connais, des artistes que je vous présente.


Simone Decker a réalisé plusieurs séries photographiques qui révèlent une illusion hallucinante -si je peux me permettre. Au travers de diverses perspectives, d'appareils photographiques conséquents, et d'un certain talent -il faut le dire- Simone Decker nous fait perdre toutes notions réalistes d'échelle. 
Je fais référence notamment à une série de photos mettant en scène des chewing gum dans différents espaces urbains : une ruelle, un quai de Venise, ...
Une prise de vue décalée qui nous donne l'effet d'avoir à faire à des scultures gigantesques en pâte à mâcher. 
J'admire ce travail, de qualité : sur un "simple" maniement photographique, réussir à (en quelque sorte) manipuler la réalité et la perception des objets. C'est excellent !



Je vous fais part de quelques images de la série dont je vous ai parlé :

 simone_decker_03.jpg

simone_decker_01.jpg

simnoe-decker.jpg


Voilà une partie du travail de Simone Decker.
En espérant qu'il vous ait plu, ou qu'il vous ait surpris .
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 20:14


. M
adame, Monsieur,


Sans débattre sur le sujet du réalisme -pas pour le moment, on en reparlera avec Richard Estes dans un article futur- je tenais à vous présenter ici une oeuvre très connue de Gustave Caillebotte, sa plus célèbre. Vous voyez de laquelle je parle, n'est ce pas ?
 
Là voilà :


Oeuvre picturale admirable. Je vous conseille fortement d'aller fouiller quelques renseignements sur ce peintre. Vous remarquerez que ce travail se distingue pas mal de ses autres oeuvres. De plus, cette qualité d'image n'est pas vraiment bonne, vous en trouverez surement de mieux, plus agréables à regarder, et vous serez alors plus apte à critiquer.
;-)

Parmis les travaux que je connais de cet artiste (assez peu j'avoue), je trouve que c'est une de ses meilleures
perspectives, et que le jeu de couleur et de lumière effectué est ici remarquable. Il ne faut pas non plus oublier, évidemment, l'esthétique réaliste dont rend compte cette peinture.





Lettre d'une admiratrice de certaines formes d'art. 
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 22:41

S
ujet :
Créez la mise en scène d'un quotidien.
(à savoir que c'est un sujet de Licence 1, à l'université du Mirail, à Toulouse,
cursus Arts Plastiques, option photographie.)



            Attention, nous savons tous que quand un sujet est donné, que se soit un travail écrit, en 2D ou 3D à rendre, il faut prendre garde aux mots clefs, les analyser, et les utiliser.
Mots importants : Mise en scène, un, et quotidien. Tout ça, à créer.
_________________________




            Je pars de l'idée que le quotidien de l'un est le quotidien de l'autre, tout en étant différent. Les journées sont toutes construites de la même façon. On se lève on mange, on est éveillé et actif, on mange, on est éveillé et actif, on mange, on dort. Ceci est la base du quotidien, tout le monde, à peu près, vitcomme ça. Ce en quoi il est différent : les repas diffèrent, la façon d'être actif et d'occuper son temps  d’éveil. Il y a aussi les choses vécues qui sont différentes. On ne connaît pas tous les mêmes personnes, on ne travaille pas tous au même endroit ou de la même manière, certains font des siestes après le déjeuner, d'autres sortent après le repas du soir, etc.




            Pour ce premier projet, j’ai décidé une mise en scène d’un quotidien plus ou moins universel, en traitant de la manipulation. Quoique l’on fasse, ce qui nous entoure est source d’une influence, est propice à la manipulation de l’Homme. Selon les caractères et les critères de ces sources d’influences (reportages, informations télévisées, radio, amis, commerce, politique…), on se laisse plus ou moins guider vers quelque chose qu’on n’aurait pas nécessairement choisi. C’est quotidiennement le cas que d’être sujet à la manipulation d’autrui. Nous aussi, en parlant, en nous exprimant, nous pouvons manipuler les autres.

            Pour traiter ce choix, j’ai décidé d’utiliser l’objet de la marionnette, dont on fait ce qu’on veut. Je me suis mise à la place de cette marionnette, et quelqu’un (anonyme puisque tout est représenté en lui) tient les ficelles reliées à mes membres. J’ai installé les photos sur deux plans. Au fond, accrochés au mur, trois photos sont visibles : une main qui tient l’arc avec les ficelles ; la tête de la marionnette humaine attachée aux fils ; et une autre marionnette tenue par la marionnette humaine. Ceci montre la chaîne de l’influence, comme quoi les autres nous influencent, mais nous aussi influençons. Le premier plan, lui, montre le souhait de tous de se « libérer » de cette emprise, de se rendre libre de choisir sans que les autres soient pour quoique ce soit dans nos choix. Ainsi sont suspendus plusieurs fragments d’une photo ou des ciseaux sont sur le point de couper les fils de la manipulation.
 



            Je peux parler de mise en scène puisque parmi mes essais photographiques et pour le résultat final, des personnes sont intervenues dans le projet. Aussi, les clichés ne sont pas pris « sur le vif », mais sont réfléchis. L’ajout d’objets, comme ficelles et arc en bois ainsi que les habits portés pour créer l’illusion d’un réel pantin, font aussi parti de la mise en scène.

 

 

            Ensuite, je peux dire que c’est la mise en scène d’un quotidien, tout simplement parce que c’est quelque chose qui me touche. Ce n’est pas toujours facile de faire des choix soi-même, et quand on entend « les autres » parler à propos de ces choix, on entend pleins de choses différentes. On est tiré dans tous les sens, et on a envie que tout cesse.

 

 
 

 

 

            C’est la mise du quotidien de tous, mais tout le monde ne le vit pas de la même façon ; j’ai montré ici mon image de tout ça. C’est la mise de mon quotidien, en quelque sorte.



 

 

JM
 
Publié dans : Arts Plastiques - Par dJjou
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 21:51
Quelle belle phrase.


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Publié dans : Arts Plastiques - Par dJjou
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