Partager l'article ! "L'art se situe dans l'intervalle, mince comme la peau, qui sépare la vérité du mensonge." Monzaemon Chikamatsu: La piel que ...
La piel que habito
Pedro Almodovar
Almodovar reprend la nouvelle "La piel que habito" pour une mise en scène très satisfaisante.
Les thèmes récurrents d'Almodovar sont présents ici encore : l'identité, la destruction, le sexe et la tentation. Un petit mélange pour une nouvelle fiction impliquant un brin d'enquête.
Une histoire plutôt triturée, mais qui fonctionne bien. Des questions jusqu'au point fort du film, moment où l'on s'effondre et où l'on se dit bien sûr que ce n'est pas possible. Pourtant, si.
Des éléments nous donne en fait rapidement la réponse, durant cette longue et appréciable introduction. C'est juste tellement improbable qu'on passe outre. C'est ça qui est fort : tout est dévoilé, on ne le voit pas puisqu'on n'y croit pas.
De la chirurgie esthétique et même scientifique, une peau intriguante, des prénoms confus, des personnages méconnus mais mis en analogie. Des problèmes se posent, des questionnements pleuvent.
Tout ça crée un mélange qui nous donne : La piel que habito
Quelques défauts peuvent se trouver : la neutralité continue de Banderas (petite déception ?), des petits faux raccords, un gros problème de prises et décors (sur une scène finale qui plus est).
Mais bon, je répète que le scénario tient bien la route, l'histoire est déroutante, et on entre progressivement (mais intensément) dans le film.
Si vous avez des doutes, pensez à votre descendance, au clonage, à la personnalité, à vos tendances sexuelles, à votre phobies, à la science.
A voir, à apprécier, à réfléchir.
Osez ce film !
(c) Nicole Tran Va Bang