On va parler de bouquins... parmis ceux que j'ai pu lire, peu m'ont
vraiment passionnée au point de ne pas vouloir décoller mes yeux des mots rédigés.
Mais ce livre, ce livre... alors là ! J'ai adoré.
Le résumé nous dis ça :
" Imaginez...
Votre femme a été tuée par un
sérial killer.
Huit ans plus tard, vous recevez
un e-mail annyme.
Vous cliquez : une image...
C'est son visage, au milieu d'une
foule, filmé en temps réel.
Impossible, pensez-vous?
Et si vous lisiez Ne le dis à
personne.... ? "
Comment suis je tombée sur ce bouquin? Le film m'attrayait, alors avant d'aller le voir sur grand écran, je me
suis dis qu'il vallait mieux jetter un coup d'oeil au livre. Qu'il me plaise ou pas, j'avais envie de voir ce film. Et bien sûr, m'ayant passionnée, je n'en étais que plus motivée !
Et je n'ai d'ailleurs pas été décue par le film. Même si j'ai eu une préférence pour la lecture... Des modifications de script ont été fait, sans savoir quelle histoire juger peut etre un peu
meilleure que l'autre, je dirais que les différences apportées au tournage engendre l'envie de voir la suite. Alors que si rien n'avait été modifié, on s'attendrait vraiment à tout.
Critiques :
" Dès que vous aurez entre les mains ce formidable roman, vousn e le lâcherez plus. Trop de tensions, trop de rebondissements aussi. Pas étonnant que l'auteur ait reçu les trois
prix les plus importants de la littérature à suspense aux Etats-Unis. Dès que l'histoire commence, on est scotché. " Michèle Fitoussi.
" C'est spiritituel, les personnages sont attachants et l'intrigue haletante ! Un concentré de tension nerveuse à consommer sans aucune modération. " Françoise
Huart.
Un extrait (Les premières pages du roman.)
"Il aurait dû y avoir un souffle funeste dans
l'air. Ou un froid à vous glacer la moelle des os. Quelque chose. Une mélodie
éthérée que seuls Elizabeth et moi aurions pu entendre. Un sentiments de tension. Quelque classique
prémonition. Il y a des malheurs quasi prévisible - ce qui est arrivé à mes parents, par exemple - et
puis d'autres moments sombres, des moments de violence soudaine qui changent irrémédiablement le
cours d'une existence. Il y a eu ma vie avant le drame. Et il y a ma vie actuelle. Les deux, hélas !
n'ont plus grand chose en commun.
Elizabeth se taisait pendant le trajet, mais
cela n'avait rien de surprenant. Même gamine, il lui arrivait de combrer dans d'imprévisibles accès
de mélancolie. Murée dans son silence, elle se laissait aller à la contemplation ou à la trouille, je ne
savais jamais. Ca devait faire partie du mystère, je suppose, mais là, pour la première fois, j'ai senti
le fossé entre nous. Notre couple avait survécu à tant d'épreuves. Survivrait-il à la vérité ? Plus
exactement, aux mensonges par omission ?
La climatisation bourdonnait doucement dans l'habitacle bleu. Dehors, il faisait une chaleur moite.
Typique du mois d'aout. On a traversé le pont de Milford au-dessus de la Delaware et on a été accueillis en Pennsylvanie par un sympathique employé du péage. Une quinzaine de kilomètres plus
loin, j'ai repéré la borne ur laquelle on lisait : LAC CHARMAINE - PROPRIETE PRIVEE. J'ai bifurqué sur le chemin de terre.
Les pneus s'enfonsaient dans le sol, soulevant un nuage de pousière comme en plein désert. Elizabeth a
éteint l'autoradio. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué qu'elle était en train d'étudier mon profil. Je me
suis demandé ce qu'elle voyait, et mon coeur s'est mis à palpiter. Sur notre droite, deux daims grignotaient des feuilles. Ils se sont arrêtés, nous ont regardés et, constatant qu'on ne leur voulait pas de mal, ont repris leur mastications. Je continuais à rouler quand soudain le lac a surgi devant nous. Le soleil agonisant striait le ciel d'orange et de violet.
Les cimes des arbres
semblaient être en feu.
- Je n'en reviens pas qu'on remette ça tous les ans, ai-je dit.
- C'es toi qui as
commencé.
- Ouais, quand j'avais douze ans.
Elizabeth a esquissé un sourire. Elle souriait rarement, mais quand ça lui arrivait,
waouh, je le prenais en plein coeur.
-
C'est romantique, a-t-elle déclaré
- Débile,
oui.
- J'aime les choses romantiques.
- Tu
aimes les choses débiles.
- Chaque fois qu'on vient ici, tu t'envoies en l'air.
- On m'appelle M. Fleur
bleue.
Elle a ri et m'a pris la main.
- Allez, venez, monsieur Fleur bleue, le jour tombe.
Le lac Charmaine. C'est mon grand-père qui avait trouvé ce nom-là, au grand
dam de ma grand mère. Elle aurait aimé qu'il lui donne son nom à elle. Elle s'appelait Bertha. Le lac
Bertha. Grans-père ne voulait pas en entendre parler. Deux points pour grand-père.
Il y a cinquante and et des poussières, la lac Charmaine avait abrité une colo pour gosses de
riches. Le propriétaire avait fait faillite, et grand-père avait racheté le plan d'eau et le terrain
environnant pour une bouchée de pain. Il avait retapé la maison du directeur et abattu la plupart des
constructions qui bordaient le lac. Mais au-delà, dans les bois, où plus personne ne s'aventurait
de toute façon, il avait laissé pourrir les dortoirs des mômes. Ma soeur Linda et moi, on partait les
explorer, fouillant les ruines à la recherche d'un trésor, jouant à cache-cache, bravant le
croque-mitaine, qui, nous en étions sûrs, nous épiait et guettait le moment propice. Elizabeth se
joignait rarement à nous. Elle aimait que chaque chose soit à sa place. Se cacher lui faisait
peur.
En descendant de voiture, j'ai entendu les fantômes. Plein de fantômes -
trop -, qui tournoyaient et dse disputaient mon attention. C'est celui de mon père qui a gagné. Le lac
était immobile, lisse comme un miroir, mais je jure que j'ai perçu le hurlement triomphal de papa tandis
qu'il se catapultait du ponton, les genous contre la poitrine, le sourire jusqu'aux oreilles, faisant
naître une gerbe d'eau pareille à un véritable ras-de-marée aux yeux de son fils unique. Papa aimait bien
atterrir à sôté du radeau où la lère prenait des bains de soleil. Elle le réprimandait, sans pouvoir
s'empêcher de rire. J'ai cligné des paupières, les images se sont évanouies. Je me sui
rappelé cependant comment le cri, les rires, le bruit du plongeon se reverbéraient dans le silence de
ntore lac, et je me suis demandé si l'écho de ces bruits et de ces rires-là avait vraiment disparu,
si quelque part dans les bois les joyeux ululements de mon père ne tontinuaient pas à ricocher d'arbre en
arbre. C'était bête comme idée, mais que voulez-vous.
Les souvenirs, ça fait mal. Surtout les bons.
- Ca va,
Beck ? a demandé Elizabeth.
Je me suis tourné vers elle.
- Je pourrai m'envoyer en l'air, hein ?
- Vieux pervers,
va.
Elle s'est engagée sur le sentier, la tête haute, le dos droit. Un instant, je l'ai suivie des yeux, repensant à la promière fois que j'avais vu cette démarche-là. J'avais sept ans et je m'apprêtait à enfourcher mon vélo - celui avec la selle profilée et la décalo de Batman - pour dévaler GoodHart Road. Escarpée, balayée par le vent, cette rue était le parcours idéal pour un cycliste chevronné. Je suis descendu sans les mains, aussi cool et décontracté qu'on peut l'être à sept ans. Le vent rabattait mes cheveux en arriève et me faisait larmoyer. J'ai aperçu le camion de déménagement devant l'ancienne maison des Ruskin, me suis retourné, et pan ! elle était là, mon Elizabeth, tellement posée malgré ses sept ans, avec sa colnne vertébrale en titane, ses sandales à brides, son bracelet de perles multicolores et ses innombrables taches de rousseur.
Nous avons fait connaissance quinze jours plus tard, dans la classe de CE 1 de Mlle Sobel, et à
partir de ce moment-là - s'il vous plait, ne faîtes pas mise de vomir quand je dis ça -, on ne s'est plus
quittés. Les adultes trouvaient notre relation à la fois attandrissante et malsaine, tandis que notre
amitié de mômes avec ses quatres cents coups se muait en une amourette d'adolescents et, les hormones
aidant, en flirt de collégiens. Tout le monde croyait que ça allait nous passer. Même nous. On était du
genre plutôt éveillé, surtout Elizabeth, brillants élèves, rationnels jusque dans cet irrationnel amour
dont nous mesurions les aléas.
Et nous nous retrouvions à vingt-sinq ans,
mariés depuis sept mois, à l'endroit même où, à l'âge de
douze ans, nous avions échangé notre premier baiser.
Lamentable,
je sais."
Aussi cul cul la praline que puissent vous sembler ces quelques
premiers paragraphes, on n'en est avant le commencement. L'intrigue s'en suit quelques pages plus loin. Les 2-3 centaines de pages, ont les avales sans les voir passer.