Vendredi 2 novembre 2007
  
   
On va parler de bouquins... parmis ceux que j'ai pu lire, peu m'ont vraiment passionnée au point de ne pas vouloir décoller mes yeux des mots rédigés.
Mais ce livre, ce livre... alors là ! J'ai adoré.


 
 
    Le résumé nous dis ça :

tell-no-one.jpg                        "    Imaginez...
     Votre femme a été tuée par un
sérial killer.
     Huit ans plus tard, vous recevez
un e-mail annyme.
     Vous cliquez : une image...
     C'est son visage, au milieu d'une
foule, filmé en temps réel.
     Impossible, pensez-vous?
     Et si vous lisiez Ne le dis à
personne.... ?    "


    Comment suis je tombée sur ce bouquin? Le film m'attrayait, alors avant d'aller le voir sur grand écran, je me suis dis qu'il vallait mieux jetter un coup d'oeil au livre. Qu'il me plaise ou pas, j'avais envie de voir ce film. Et bien sûr, m'ayant passionnée, je n'en étais que plus motivée !
Et je n'ai d'ailleurs pas été décue par le film. Même si j'ai eu une préférence pour la lecture... Des modifications de script ont été fait, sans savoir quelle histoire juger peut etre un peu meilleure que l'autre, je dirais que les différences apportées au tournage engendre l'envie de voir la suite. Alors que si rien n'avait été modifié, on s'attendrait vraiment à tout.


 
 
    Critiques :

" Dès que vous aurez entre les mains ce formidable roman, vousn e le lâcherez plus. Trop de tensions, trop de rebondissements aussi. Pas étonnant que l'auteur ait reçu les trois prix les plus importants de la littérature à suspense aux Etats-Unis. Dès que l'histoire commence, on est scotché. " Michèle Fitoussi.

" C'est spiritituel, les personnages sont attachants et l'intrigue haletante ! Un concentré de tension nerveuse à consommer sans aucune modération. " Françoise Huart.

 
    Un extrait (Les premières pages du roman.)

    "Il aurait dû y avoir un souffle funeste dans l'air. Ou un froid à vous glacer la moelle des os. Quelque chose. Une mélodie éthérée que seuls Elizabeth et moi aurions pu entendre. Un sentiments de tension. Quelque classique prémonition. Il y a des malheurs quasi prévisible - ce qui est arrivé à mes parents, par exemple - et puis d'autres moments sombres, des moments de violence soudaine qui changent  irrémédiablement le cours d'une existence. Il y a eu ma vie avant le drame. Et il y a ma vie actuelle. Les deux, hélas ! n'ont plus grand chose en commun.
    Elizabeth se taisait pendant le trajet, mais cela n'avait rien de surprenant. Même gamine, il lui arrivait de combrer dans d'imprévisibles accès  de mélancolie. Murée dans son silence, elle se laissait aller à la contemplation ou à la trouille, je ne savais jamais. Ca devait faire partie du mystère, je suppose, mais là, pour la première fois, j'ai senti le fossé entre nous. Notre couple avait survécu à tant d'épreuves.  Survivrait-il à la vérité ? Plus exactement, aux mensonges par omission ?
    La climatisation bourdonnait doucement dans l'habitacle bleu. Dehors, il faisait une chaleur moite. Typique du mois d'aout. On a traversé le pont de Milford au-dessus de la Delaware et on a été accueillis en Pennsylvanie par un sympathique employé du péage. Une quinzaine de kilomètres plus
loin, j'ai repéré la borne ur laquelle on lisait : LAC CHARMAINE - PROPRIETE PRIVEE. J'ai bifurqué sur le chemin de terre.    
Les pneus s'enfonsaient dans le sol, soulevant un
nuage de pousière comme en plein désert. Elizabeth a éteint l'autoradio. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué qu'elle était en train d'étudier mon profil. Je me suis demandé ce qu'elle voyait, et mon coeur s'est mis à palpiter. Sur notre droite, deux daims grignotaient des feuilles. Ils se sont arrêtés, nous ont regardés et, constatant qu'on ne leur voulait pas de mal, ont repris leur mastications. Je continuais à rouler quand soudain le lac a surgi devant nous. Le soleil agonisant striait le ciel d'orange et de violet.
Les cimes des arbres semblaient être en feu.
  - Je n'en reviens pas qu'on remette ça tous les ans, ai-je dit.
  - C'es toi qui as commencé.                                              
  - Ouais, quand j'avais douze ans.                                     
    Elizabeth a esquissé un sourire. Elle souriait rarement, mais quand ça lui arrivait, waouh, je le prenais en plein coeur.
  - C'est romantique, a-t-elle déclaré                                 
  - Débile, oui.                                                                  
  - J'aime les choses romantiques.                                     
  - Tu aimes les choses débiles.                                        
  - Chaque fois qu'on vient ici, tu t'envoies en l'air.            
  - On m'appelle M. Fleur bleue.                                      
    Elle a ri et m'a pris la main.
  - Allez, venez, monsieur Fleur bleue, le jour tombe.       
Le lac Charmaine. C'est mon grand-père qui avait trouvé ce nom-là, au grand dam de ma grand mère. Elle aurait aimé qu'il lui donne son nom à elle. Elle s'appelait Bertha. Le lac Bertha. Grans-père ne voulait pas en entendre parler. Deux points pour grand-père.
    Il y a cinquante and et des poussières, la lac Charmaine avait abrité une colo pour gosses de riches. Le propriétaire avait fait faillite, et grand-père avait racheté le plan d'eau et le terrain environnant pour une bouchée de pain. Il avait retapé la maison du directeur et abattu la plupart des constructions qui bordaient le lac. Mais au-delà, dans les bois, où  plus personne ne s'aventurait de toute façon, il avait laissé pourrir les dortoirs des mômes. Ma soeur Linda et moi, on partait les explorer, fouillant les ruines à la recherche d'un trésor, jouant à cache-cache, bravant le croque-mitaine, qui, nous en étions sûrs, nous épiait et guettait le moment propice. Elizabeth se joignait rarement à nous. Elle aimait que chaque chose soit à sa place. Se cacher lui faisait peur.
    En descendant de voiture, j'ai entendu les fantômes. Plein de fantômes - trop -, qui tournoyaient et dse disputaient mon attention. C'est celui de mon père qui a gagné. Le lac était immobile, lisse comme un miroir, mais je jure que j'ai perçu le hurlement triomphal de papa tandis qu'il se catapultait du ponton, les genous contre la poitrine, le sourire jusqu'aux oreilles, faisant naître une gerbe d'eau pareille à un véritable ras-de-marée aux yeux de son fils unique. Papa aimait bien atterrir à sôté du radeau où la lère prenait des bains de soleil. Elle le réprimandait, sans pouvoir s'empêcher de rire.     J'ai cligné des paupières, les images se sont évanouies. Je me sui rappelé cependant comment le cri, les rires, le bruit du plongeon se reverbéraient dans le silence de ntore lac, et je me suis demandé si  l'écho de ces bruits et de ces rires-là avait vraiment disparu, si quelque part dans les bois les joyeux ululements de mon père ne tontinuaient pas à ricocher d'arbre en arbre. C'était bête comme idée, mais que voulez-vous.
    Les souvenirs, ça fait mal. Surtout les bons.
  - Ca va, Beck ? a demandé Elizabeth.                          
    Je me suis tourné vers elle.
  - Je pourrai m'envoyer en l'air, hein ?                                    
  - Vieux pervers, va.                                                             
    Elle s'est engagée sur le sentier, la tête haute, le dos droit. Un instant, je l'ai suivie des yeux, repensant à la promière fois que j'avais vu cette démarche-là. J'avais sept ans et je m'apprêtait à  enfourcher mon vélo - celui avec la selle profilée et la décalo de Batman - pour dévaler GoodHart  Road. Escarpée, balayée par le vent, cette rue était  le parcours idéal pour un cycliste chevronné. Je suis descendu sans les mains, aussi cool et décontracté qu'on peut l'être à sept ans. Le vent rabattait mes cheveux en arriève et me faisait larmoyer. J'ai aperçu le camion de déménagement devant l'ancienne maison des Ruskin, me suis retourné, et pan ! elle était là, mon Elizabeth, tellement posée malgré ses sept ans, avec sa colnne vertébrale en titane, ses sandales à brides, son bracelet de perles multicolores et ses innombrables taches de rousseur.
    Nous avons fait connaissance quinze jours plus tard, dans la classe de CE 1 de Mlle Sobel, et à partir de ce moment-là - s'il vous plait, ne faîtes pas mise de vomir quand je dis ça -, on ne s'est plus quittés. Les adultes trouvaient notre relation à la fois attandrissante et malsaine, tandis que notre amitié de mômes avec ses quatres cents coups se muait en une amourette d'adolescents et, les hormones aidant, en flirt de collégiens. Tout le monde croyait que ça allait nous passer. Même nous. On était du genre plutôt éveillé, surtout Elizabeth, brillants élèves, rationnels jusque dans cet irrationnel amour dont nous mesurions les aléas.
    Et nous nous retrouvions à vingt-sinq ans, mariés depuis sept mois, à l'endroit même où, à l'âge de
douze ans, nous avions échangé notre premier baiser.
    Lamentable, je sais."

 
    Aussi cul cul la praline que puissent vous sembler ces quelques premiers paragraphes, on n'en est avant le commencement. L'intrigue s'en suit quelques pages plus loin. Les 2-3 centaines de pages, ont les avales sans les voir passer.

 

publié dans : Littérature par dJjou
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  • : Une môme, des rêves pleins la tête, une utopie qui s'efface peu à peu, un gout prononcé pour la vie, pour l'absurde, pour la culture, pour l'Art. Je ne sais pas ce que j'aime, mais je sais ce que je n'aime pas. De même, je ne sais pas ce que je veux faire, mais je sais ce que je ne veux pas faire. Et bien vous voyez, je trouve que c'est déjà pas mal.

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