Il y a deux nuits de ça, alors que je rentrai chez moi plus tôt que tard dans la journée, une lumière inhabituelle se faisait entrevoir dans une ruelle donnant sur le parc que je traversais. Fatiguée mais avide de curiosité, je me laissais attirer par cette étrange luminosité.
C'est alors que blottie, cachée derrière un muret, j'apperçue un groupe de gens qui faisaient étrangement penser à une secte : tous vêtus uniformément d'un bleu sombre et dotés de casquettes à l'envers sur leur tête qui cachaient leurs cheveux ; ou peut être étaient-ils chauves ?
Ils étaient tous dos à moi et murmuraient en choeur des phrases incompréhensibles. Que faisaient ils ?
J'attendais le moment où une certaine action se passerait, quand en un clignement d'yeux, tous se retournèrent et me fixèrent. Ils se ruèrent sur ma petite personne si rapidement que dans la peur, je n'eu que le temps de trébucher et faciliter leur attaque. Ils devaient être une vingtaine à m'encercler ; on eu dit des clônes.
L'un d'entre eux se détacha du groupe et me ligota pieds et mains pendant que les autres apportaient de je-ne-sais-où une longue tige de bois. Suspendue à cette dernière, telle un gigot à faire griller, ils me trimbalèrent à la source lumineuse qui était la cause de mon état.
D'une clarté aveuglante, je n'avais jamais vu une telle blancheur ; si j'avais été croyante, j'aurais cru en la présence d'un divin. Mais pourquoi serait-il là, et pourquoi me menait-on à lui ? A notre siècle qui plus est, on ne pratique plus de sacrifices, encore moins humains. Enfin, c'est ce que je croyais.