Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 18:03

Il y a deux nuits de ça, alors que je rentrai chez moi plus tôt que tard dans la journée, une lumière inhabituelle se faisait entrevoir dans une ruelle donnant sur le parc que je traversais. Fatiguée mais avide de curiosité, je me laissais attirer par cette étrange luminosité.

C'est alors que blottie, cachée derrière un muret, j'apperçue un groupe de gens qui faisaient étrangement penser à une secte : tous vêtus uniformément d'un bleu sombre et dotés de casquettes à l'envers sur leur tête qui cachaient leurs cheveux ; ou peut être étaient-ils chauves ?

Ils étaient tous dos à moi et murmuraient en choeur des phrases incompréhensibles. Que faisaient ils ?

J'attendais le moment où une certaine action se passerait, quand en un clignement d'yeux, tous se retournèrent et me fixèrent. Ils se ruèrent sur ma petite personne si rapidement que dans la peur, je n'eu que le temps de trébucher et faciliter leur attaque. Ils devaient être une vingtaine à m'encercler ; on eu dit des clônes. 

L'un d'entre eux se détacha du groupe et me ligota pieds et mains pendant que les autres apportaient de je-ne-sais-où une longue tige de bois. Suspendue à cette dernière, telle un gigot à faire griller, ils me trimbalèrent à la source lumineuse qui était la cause de mon état.

D'une clarté aveuglante, je n'avais jamais vu une telle blancheur ; si j'avais été croyante, j'aurais cru en la présence d'un divin. Mais pourquoi serait-il là, et pourquoi me menait-on à lui ? A notre siècle qui plus est, on ne pratique plus de sacrifices, encore moins humains. Enfin, c'est ce que je croyais.

Par dJjou
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 21:15
Je suis pas du tout dans l'esprit de rédiger un article là, mais en commencant, ça viendra surement (je l'espère pour vous) !


La nuit d'hier était prévue "épouvante" à L'institut Lumière, à Lyon. Et elle fut dans ce sens là. C'était la nuit Sam Raimi, au programme : L'armée des Ténébres, Jusqu'en Enfer, puis Mort sur Gril. Assez hallucinant comme soirée, plutôt énorme même. Néanmoins, si j'avais pu éviter de rentrer à pattes à 3 heures du mat', avec faim et froid, je l'aurai fait !

On se serait cru dans une séance à l'ancienne :
Précédant le premier film, on a eu droit au court métrage de Mathieu Berthon : Très (très) Chasse. On a aussi vu la bande annonce de son prochain court métrage.
On nous a offert le teaser de Stripes, de Youri Mignard-Meunie. 
On a pu avoir un aperçu de L'Etrange Festival de Lyon qui se déroulera du 31 mars au 6 avril au Comoedia. (J'ai hate d'y être !) 
Précédant les deux films suivant, ce fut des extraits de films de Sam Raimi qu'on a pu voir. Le titre apparaissait à la fin des scènes présentées, le but étant pour nous de découvrir quels étaients les films présentés. Il y eu Spiderman 1, 2 et 3, Darkman, Intuitions, Pour l'amour du jeu
Je vous écris ça, et je découvre aussi d'autres films qu'il a réalisé ou produit et... ça va, il a une filmographie assez impressionnante a son acquis !

Petit aperçu en vidéo de la soirée, voici la bande annonce officielle de "L'épouvantable vendredi" passé :

 




Evil Dead III ou L'Armée des Ténèbres est donc un film de Sam Raimi, datant de 1994 dans lequel les frères Cohen ont participé en tant qu'assistants-monteurs. Une armée de mort se lève pour récupérer leur Necronomicon. Leur chef est "le mal" du "gentil" Ash, personnage joué par Bruce Campbell. Ok, ca fait un peu brouillon dit comme ça, mais la scène où les deux "moi" se combattent est assez ahurissante. Combat entre vivants et morts donc. Un défunt de l'armée des ténèbres s'exclamant "Quand ils seront morts, on sera plus nombreux !" Voilà l'ambiance du film... :-)
Mais, pourquoi en est-on arrivé là ?  Ash s'installe avec son amie dans une maison isolée, ils découvrent un livre sur les rituels de morts, ce qui réveilla une chose étrange qui, venant de la forêt, prit son amie, puis lui. Il se retrouve alors en 1300 de notre ère. Pour retourner dans son XX ° siècle, il doit récupérer le Necronomicon et prononcer une certaine formule dont il oublie le dernier mot, et met ainsi les morts en colère ; la guerre est déclenchée, il va falloir combattre l'armée des ténèbres.
Film épouvante par l'histoire, par des scènes de folie, mais aussi comique par des répliques, un jeu d'acteur et un style énormissime !
Niveau plans, montages, sons, effets... rien à dire, le film se laisse voir, et rend super bien. 

Petit cadeau (si j'avais pu, je vous aurais aussi montré la scène précédente qui est "du feu de Dieu" ! mais je n'ai pas trouvé alors...) :

 




Drag Me On Hell ou Jusqu'en Enfer est un film produit par Mickael J. Moore. Ca m'a marquée, alors je vous en fait part ! Ce film date de 2009, il est le dernier sorti dont il soit le réalisateur. Le thème du film rappelle les exorcistes. Petit aparté sur L'exorcisme D'Emily Rose (Scott Derrickson, 2005) qui est je pense le plus récent à traiter de ça, et qui est superbement joué (Laura Linney dans le rôle d'Emily Rose) et remarquable niveaux images, effets, et rendu cinématographique. (Je vous parle pas des sensations des spectateurs... ouah !)
Et donc, Jusqu'en Enfer traite lui aussi de la possession d'un être par un esprit malsain : le Lamia. Pour s'en débarrasser ? sacrifier un animal selon un certain rituel. Ca ne marche pas ? faire don de l'objet sur lequel le sort a été jeté à quelqu'un ; le Lamia ira prendre l'âme du propriétaire de l'objet au bout de trois jours.
Après tentative de meurtre de l'esprit malin, la morale est qu'il ne faut jamais s'en prendre à une vieille dame, et qu'on ne peut pas vaincre les esprits !
Qualité visuelle extraordinaire ; j'ai du supporté les sursauts de mon voisin de gauche lors de la séance tellement certains plans sont imprévisibles ; le son accentue le suspens mais ne le provoque pas, on comprend dans ce film l'importance sonore, lorsque l'esprit vient tracasser la jeune femme, plusieurs bruits se font entendre. Sous entendu ou mis en évidence, ils ont tous leur sens. Il faut du cran pour jouer ce genre de perso, et pas devenir cinglé(e) ! Bravo pour les effets spéciaux aussi, toujours très réaliste bien qu'écoeurant. Mais on en redemanderait !



C
rimewave
ou Mort sur Gril maintenant : A savoir qu'il est réalisé en 1984, que c'est le second long métrage de Sam Raimi, et que le scénario est co-écrit avec les frères Cohen. Comme tous leurs scénari, l'histoire est farfelue, et c'est ce qu'on aime ! Dans les grandes lignes, dans la même nuit : Vic Ajax tombe amoureux d'une belle femme et son patron veut se débarrasser de son associé en faisant appel à deux dératiseurs. De là découle une succession d'actions hallucinantes rendues réellement hilarantes par un jeu d'acteur magique, lié à un choix de personnage très spécifique. Un film comique rempli de scènes barbares !
Le montage du film est "trop bien", la voiture de nonnes dans la première scène n'est comprise que dans la scène finale où on la retrouve pour la seconde et dernière fois. Les personnages nous sont montrés une première fois, mais leur importance pour l'histoire n'est saisie que plus tard. On connait la nuit de tous les personnages, qui se croisent à divers instants avec comme lien, sinon un film à voir, un hasard fou !



P
our petite conclusion plus ou moins technique mais générale : 
Je ne connais pas tous les films de Sam Raimi, comme je vous l'ai dit il en a pas mal à son actif. Mais d'après ces trois, on peut dire qu'il en veut ! Pour ce qu'il souhaite montrer, il n'en fait pas trop. Il gère une caméra avec des plans niquels, pas de mouvements inutiles, des enchainements de plans même parfois subtils (notamment dans Mort sur le Gril, mais on en retrouve dans Jusqu'en enfer).
Niveau scénario pour Mort sur le Gril, on remarque que les frères Cohen ont depuis longtemps déjà leur style déjanté, superbement mis en scène par Sam Raimi. La bande son n'en rajoute pas "trop" comme c'est souvent le cas dans les films d'épouvantes. Le montage final donne à l'ensemble un aspect complet, un film terminé. Et les acteurs... il y a un casting fabuleux !
Niveau qualité d'images, bien que Jusqu'en Enfer (son film le plus récent) marque un contraste avec les deux autres, ça ne choque en rien. 
D'après moi, c'est un réalisateur que l'on peut qualifié de "bon".



P
etit Post-Scriptum maintenant sur le film Mort sur le Gril :
J'ai vérifié les dates avant de dire de trop grosses bêtises : Shining (Stanley Kubrick) est sorti en 1980 et Blade Runner (Ridley Scott) en 1982. Et là, vous vous demandez en quoi est ce important ? Simplement parce que les scènes de la ville, dans la nuit éclairée par des lampadaires, m'ont énormément fait penser aux rues de la ville de Blade Runner, l'ambiance pesante (pour des synopsis totalement différents) est présente aussi. Quand a Kubrick, son art du cadrage est très souvent repris dans les films d'auteurs. Il se trouve que dans Mort sur le Gril, deux plans en particuliers m'ont rappelée deux autres plans de Kubrick dans le film Shining. Entre autre, celui impressionnant d'un Nicholson hystérique qui passe sa tête dans la porte de la salle de bain après l'avoir fracassée à coups de hache (dont une image est reprise en guise d'afffiche du film) ; l'autre plan représente Nicholson, toujours hystérique, lorsqu'il se retrouve enfermé dans le sellier, qu'il a sa tête plaquée contre la porte, une main sur la poignet, et la caméra au sol filme la scène en totale contre plongée (je ne sais même pas si on peut encore employer ce terme de contre plongée dans ce cas-ci).
Hééé oui, le génie de Kubrick frappera toujours. :-)
Dernière offre, des images de Shining (j'aurai préféré un autre extrait, mais je ne l'ai pas trouvé) :

 

 



Sur ce, je file me regarder quelques courts-métrages du festival de Clermont-Ferrand. A bientôt ! 
Publié dans : Cinéma - Par dJjou
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 15:04
Vous souvenez vous de l'interminable article sur Blade Runner ? Je vous part d'un aussi long sur George Rousse, plasticien, photographe et sculpteur contemporain. Et oui, c'est une autre parti de mon dossier d'Histoire des Arts.



Georges Rousse

1947 


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Georges Rousse est un artiste contemporain qualifié de peintre photographe.

I
l commence par travailler comme photographe dans un laboratoire. C’est lors de reportage sur la figuration libre qu’il entame ses mélanges de pratiques picturale et photographique. Il travaille d’abord la peinture, puis en garde une trace photographique. Dans les années 1980 il débute ses travaux dans des lieux destinés à être abandonnés. C’est ainsi que peu de temps après, il s’intéresse à l’espace des lieux à investir et à la disposition de ses projets. Le point de vue adopté est donné par son appareil photo. Ce sont donc ses travaux photographiques qui sont guise de finalité, les lieux n’offrant une empreinte picturale claire qu’à partir d’un certain point.

G
eorges Rousse n’est pas le seul artiste à traiter du point de vue et de la perspective. Qu’est ce qui différencient ses travaux des autres artistes qui travaillent comme lui sur le point de vue ? Quel est le but de ses travaux ? 
A qui peut-on le comparer ? Quelles techniques utilise-t-il ? Nous verrons aussi la spécifié et la diversité des lieux sur lesquels il travaille, ainsi que la finalité de ses travaux.

G
eorges Rousse est donc un artiste qui travaille sur le point de vu. Il n’est
pas le seul cependant à manifester ce genre d’œuvres. Bernard Pras, Bernard Voita... sont d’autres artistes qui ont la même vocation. 
 


Rouss2.jpg
 
Ces deux artistes travaillent, comme Georges Rousse, sur le point de vue, par l’anamorphose ou la perspective. Cependant, l’artiste se rapprochant le plus de Georges Rousse est Felice Varini. En effet, ce dernier traite du point de vue avec des formes géométriques (principalement des formes circulaires) et ceci in situ, dans des lieux fréquentés (dans les musées, dans les villes...). Il pousse même sont travail jusqu’à utiliser les reflets des miroirs.


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Rouss3-2-.jpg      Rouss3-3-.jpg

Qu’est-ce qui différencient Felice Varini et Georges Rousse ? Quel est le but des œuvres de ce dernier ? Quelle est la particularité de son travail ?

G
eorges Rousse
s’inspire du
lieu même dans lequel il travaille. Il prend en compte les lignes, la structure de l’espace, puis agit dessus en s’appuyant sur la place de la lumière mais aussi du pays ou de la ville dans le quel il a été emmené à travailler.

C
es lieux sont principalement voués à être détruits ou du moins sont en
ruine. D’après Georges Rousse, les caractéristiques de ces lieux sont intéressantes pour les photographes ; raison pour laquelle il a commencé par capturer des images des lieux en ruine. Ce n’est qu’après qu’il décide d’agir avec la peinture sur eux. Suite à cette idée, il a intégré des personnages fictifs dans les bâtiments pour qu’ils paraissent moins vides.


Rouss4.jpg

Cette relation trouvée entre la peinture, les couleurs et l’espace, à travers la photographie l’a poussé à aller plus loin.

I
l poursuit ses interventions dans des lieux abandonnés, mais ne peint plus de portraits. Il poursuit ses transformations avec des
architectures virtuelles. Il utilise ensuite, pour la plupart de ses travaux, de simples formes géométriques (dont il met souvent en avant le cercle) et utilise beaucoup les couleurs ou les contrastes (noir & blanc). Il a déjà fait intervenir des miroirs, creuse parfois les murs, construit et déconstruit les lieux... Il utilise parfois les mots de ses carnets de notes qu’il intègre dans les bâtiments.


Rouss5-1-.jpg

Rouss5-2-.jpg

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N
ous avons vu d’après toutes ces œuvres que les lieux ont une grande diversité. Georges Rousse a des demandes dans beaucoup de pays. Il a le plus travaillé en France, mais aussi aux Etats-Unis à New York, au Japon, au Maroc, en Allemagne... il est intervenu dans plusieurs pays, toujours dans des bâtiments abandonnés ou en ruines. Ceux-ci varient entre abattoirs, hôpitaux, hangars désaffectés... et même dans des châteaux. Tous sont voués à la démolition.

I
l lui suffit d’y inscrire son appareil photographique, de saisir le lieu avec son objectif, et il commence ses transformations. Comment s’y prend il pour modifier ainsi le lieu, à en troubler l’observateur ou spectateur de ses oeuvres ?


G
eorges Rousse
n’a besoin que de peu de matériaux et d’
outils. Il possède un appareil photographique posé sur un pied. Il place devant son objectif un verre dépoli. Il y dessine la forme qu’il veut représenter dans l’espace. Il peut alors reporter la forme qu’il voit à travers son objectif dans l’espace, ceci à l’aide de petits points. Lorsque ceux-ci sont alignés avec la forme dans son appareil photo, il les relie. Ensuite, au fur et à mesure qu’il peint, la forme se définit.

U
ne fois l’appareil placé, il n’est plus bougé. Georges Rousse choisit son placement en tenant compte de la présence de la lumière et de son impact sur le lieu. De même, il fait attention à l’architecture présente. Enfin, il imagine la transformation qu’il va pouvoir mettre en œuvre, dessine sur le verre dépoli, et entame sa modification.

P
arfois, il commence par construire des espaces (comme sur la photo ci-dessus, faite à Lyon en 1997) avant d’intervenir à la peinture. Il utilise le plus souvent des formes circulaires.

U
ne fois la forme donnée, il utilise les couleurs. Le blanc, à la craie, vient marqué ce que le noir a « supprimé ». Il lui arrive parfois d’utiliser seulement le rouge. Lorsqu’il utilise ces couleurs seules, c’est qu’il souhaite mettre en valeur ou cacher une partie du lieu. S’il assemble des couleurs, elles sont uniquement primaires. Il utilise les couleurs comme un symbole de la lumière.



H
ormis ses premiers travaux dans lesquels il intégrait la figuration, ses œuvres reposent essentiellement sur la perspective, grâce aux ouvertures dans les murs conservées, et sur l’anamorphose. Les formes ainsi réalisées n’existent que par la photographie. Ces transformations (la présence de nouvelles formes) ont alors pour but de casser les marques de l’espace même. Elles troublent ainsi les observateurs de ses œuvres, en annulant les perspectives réelles de l’espace.


L
e travail de préparation des œuvres de Georges Rousse donne naissance à des carnets de croquis et de notes. Ces dernières sont parfois utilisées par l’artiste dans le lieu même à investir, ce qui permet de lier l’écriture à l’anamorphose
 

Rouss6.jpg


A
près avoir comparer Georges Rousse à d’autres artistes traitant du point de vu, après avoir parler des lieux sur lesquels il travaille, et de la technique qu’il utilise, nous allons pouvoir nous consacrer au but de ses travaux in situ.

S
es travaux à la peinture (ou à la craie) restent où ils sont, jusqu’à la démolition du bâtiment. Seules les photographies ont valeur d’œuvre. Mais pour Georges Rousse, l’œuvre « est une rencontre avec un lieu avant d’être une opération photographique ». Ceci explique l’importance qu’il porte au pays et à la ville dans laquelle il travaille, ainsi qu’à l’architecture du lieu avant qu’il intervienne dessus. Nous pouvons donc qualifier ses œuvres comme
travail de mémoire du lieu sur lequel l’artiste s’est investi avant sa déconstruction.

N
ous pouvons dire de ce travail de mémoire qu’il se distingue des autres artistes (comme ceux nommés ci-dessus) qui traitent du point de vue. Bernard Pras traite avant tout de la représentation ; Bernard Voita de la profondeur mais utilise, comme Bernard Pras, des objets ; Georges Rousse n’en utilise pas. Enfin, l’opposition entre Felice Varini et Georges Rousse se fait principalement sur le lieu. Les deux artistes utilisent la photographie comme outil de mémoire. Cependant, les travaux de Felice Varini et ceux de Georges Rousse sont détruites et visibles par des moyens différents.


N
ous pouvons conclure que le résultat du travail de Georges Rousse n’est visible que sur des photographies exposées dans divers musées dans le monde. Ses œuvres traitent bien d’un travail de mémoire des lieux tout d’abord, mais aussi de son intervention dans ceux-ci.


E
nfin, on peut remarquer que plus le temps passe, plus ses travaux se compliquent. Les plus récents (pour la plupart), nous montrent ce qu’il nomme « construction spatiale ». Il intervient sur la moitié de l’espace du lieu représenté par la photographie. Il aménage cet espace, installe une forme, le peint et
trompe l’œil : est ce le même lieu ? 



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 Tous droits réservés (c) ® JM.
Publié dans : Arts Plastiques - Par dJjou
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 14:55

E
t voilà, je suis allée voir L'immortel, de Richard Berry. J'ai été relativement déçue, mais c'est peut être dû au fait que j'étais pas super bien placée ; arrivée en retard à l'avant première, lors du printemps du cinéma, j'étais au troisième rang, la tête dans l'écran !


Le son n'est pas bien "équilibré" d'après moi, dans certaines scènes. On comprend pas toujours ses choix de mises en avant de certaines voix par rapport à d'autres.
Beaucoup trop de plans caméra-main, notamment pour des scènes d'actions, ce qui rend un flou immense sur grand écran (surtout quand on est proche de celui ci), et les mouvements sont de ce fait mal saisis par le spectateur.
Par rapport à la caméra toujours, y a énormement de gros plans, trop à mon goût, parfois pas nécessaires. Puis, l'impression que dans certains passages, les émotions sont surjouées par les acteurs.
Le scénario en soi n'est pas mal, apparemment basé sur une histoire vraie. Richard Berry serait même allé voir l'homme joué par Jean Reno : Charly Mattei, le fameux "immortel", pour en savoir plus et réaliser son film au mieux.
En fait, je suis déçue par le rendu du film ! Et aussi, après visionnage de ce dernier, je comprends pas trop la bande annonce qui montre des plans à l'envers, ça n'a pas de sens je trouve.


Mais du coup, je suis allée voir les autres films réalisés par Richard Berry. Il y a :
Moi César 10 ans 1/2 1m39. Je l'avais vu peu après sa sortie, je ne savais pas qui était le réalisateur, mais à mon souvenir, il était bien sympa !
La Boîte Noire. Qui l'eu cru ?! Je ne savais pas non plus que c'était un film de Berry. Je l'ai beaucoup aimé : un synopsis original et le montage final rend bien. 
Ses deux plus anciens long-métrages sont 3 000 scénarios contre un virus et L'art (délicat) de la séduction. Je n'ai vu ni l'un ni l'autre.


Mais comme quoi, on ne peut pas aimer tous les films d'un même réalisateur !
Publié dans : Cinéma - Par dJjou
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 17:38
En ce moment, le cinéma français, il se gave !!

 
On a eu droit à des frissons envoutant dans Le Concert, film de Radu Mihaileanu ; a du sur-réalisme prenant dans Une exécution ordinaire de Marc Dugain ; à une foule d'émotions dans le magnifique L'homme de Chevet de Alain Monne ; à Complices de Frédérick Mermoud dont l'histoire contée tient le coup, et le bon ; à un coeur musicalement et cinématographiquement secoué dans Bus Palladium de Christopher Thompson ; à une gifle extraordinaire dans La Rafle de Roseline Bosch... Et je dois en passer !
 
(Petite appartée concernant "Lucky Luke", dit "film évènement", qui soi dit en passant est loin d'être bon à mon goût.) 


 
Je viens de voir la bande annonce du film de Richard Berry qui sort mercredi prochain (le 24 mars) ; L'Immortel. J'avoue que le titre ne m'attirait pas trop. On m'en a parlé, j'ai regardé la bande annonce... et là, je sais que j'irai le voir.
 
Dans les films nommés ci-dessus, certains ont une prédominance musicale (notamment Bus Palladium - C. Thompso et Le Concert - R. Mihaileanu). Et le charme, voire même la beauté de ces pellicules n'en sont que plus prononcés. Pour le coup, pour L'Immortel, réussir à placer en fond sonore d'un thème comme celui-là, le très célèbre air E Lucevan Le Stelle, de la Tosca de Puccini... je dis RESPECT ! D'autant plus qu'il me semble que c'est une version chantée par Luciano Pavarotti, et là, LA, on ne peut que se délecter, se laisser porter.
Alors du coup, oui, j'irai voir L'Immortel, de Richard Berry, avec Jean Renot, Jean Pierre Daroussin et d'autres. 
 

 
En attendant une possible critique personnelle du film, je vous laisse apprécier cet air du grand compositeur Puccini. Ouvrez grand vos oreilles, et laissez voler votre âme !

 



 
Publié dans : Musique - Par dJjou
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  • : En me mettant à me passionner pour ce qu'aujourd'hui j'apprécie, j'ai compris que l'art et la culture n'est là que par l'absence d'art et de culture. Dadaisme je ne t'aime pas, mais je t'admire. // Une chose à apprendre ? La culture n'est pas quelque chose de figée.
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  • Une môme, des rêves pleins la tête, une utopie qui s'efface peu à peu, un gout prononcé pour la vie, pour l'absurde, pour la culture, pour l'Art. Je ne sais pas ce que j'aime, mais je sais ce que je n'aime pas. De même, je ne sais pas ce que je veux faire, mais je sais ce que je ne veux pas faire. Et bien vous voyez, je trouve que c'est déjà pas mal.
 
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