Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 12:59

 

 

AVANT PREMIERE

 

 

L'Italien

Olivier Baroux

 

 

 

Quelle est la différence entre Mourad Bensouad et Dino Fabrizi ?

Qu'est ce qui les distingue dans la société ?

Qu'est ce qui donne plus de droits à l'un plutôt qu'à l'autre ?

 

L'Italie, l'Algérie, la France.

 

La nationalité (franco-algérienne)

L'emploi (concessionnaire auto qui vise le poste de directeur)

Les amis (juif)

La langue (arabe, français, italien)

La religion (athée qui se met à l'Islam ; le rammadam, c'est pas aisé)

La famille (maghrébine)

Les origines (prénom : Mourad et non  François)

 

 

Et le racisme alors ? (- Il manque 4€, je vous les apporte demain et vous laisse quelque chose en gage - Ouais c'est ça, j'ai compris va, barre toi. / T'es maghrébin, ça s'voit, tu paieras pas, je le sais, casse toi que je ne vois plus ta sale gueule.)

...le racisme ; la France a bien essayé de l'enfouir sous le "racisme positif". Quelle ironie ! Quelle hypocrisie. C'est pas la pitié qui est demandé.

 

Black, asiatique, homosexuel, gros, roux, juif, arabe... chacun a droit à son délit de faciès.

 

Film français, certe. Placé sous le signe de la comédie (histoire de faire passer la pillule comme on dit), le sujet traité ici est loin d'être risible.

Je ne vous dis pas qu'il faut en pleurer, mais prenez en de la gaine. Et même si l'utipie d'un monde sans discrimination n'est pas impossible, ça reste une utopie ; peu probable, il ne faut quand même pas fermer les yeux sur tout ce que dévoile ce film, vrai depuis trop longtemps.

 

 

 

Nous, français, on se veut bons. ...on ne vaut pas un clous.

 

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Merci pour cette leçon de vie ; pour cette claque.

En espérant que certains osent se réveiller.

 

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 12:38

 

 

Dog Pound

Kim Chapiron

 

 

 

Brutal, cru, violent, sec ... Comment définir autrement ce films que par ce champ lexical ?

 

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Trois jeunes adolescent incarcérés : drogues, vol avec violence, violence sur un agent. S'ils se tiennent à carreaux, ils ont une chance de réduire leur peine. Mais comment garder son calme dans un tel milieu ?

 

 

Avec toute la bonne volonté du monde, le milieu carcéral ne mène pas les gens aux bonnes actions dans cette "fourrière" (littéralement, traduction de "Dog Pound").

Des plans comme qui dirait "hard".Après American History X (Tony Kaye) puis Un Prophète (Jacques Audiard) plus récent, on nous a peu fait partager les évènements de ce milieu. La différence ici, c'est que la focalisation est faite sur des jeunes. ...les actions n'en sont pas moins violentes.

 

Pas besoin de clans ici pour faire régner la terreur. Chacun sert ses propres intérêts. Dès que quelqu'un déroge à la règle, la violence prend le dessus. 

Lorsque trois brutes terrifient les meutes, des affinités se créent -ou semblent se créer.

Dur de vivre, encore plus de survivre.

 

Propos racistes qui peuvent fégénérés ; problèmes familiaux des employés (incompatibles avec le travail) qui engendre de tristes faits ; colonté d'être le premier dehors contre souhait général d'être devant les autres... Rien ne porte à la bonne humeur, mais plutôt à la violence : qui sera le plus fort ?

 

 

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Bon jeu d'acteurs, plans d'un réalisme extrême, exthétisme cru de la violence.

A-t-on le droit d'apprécier ce genre de film ? toutjours avec un pincement au coeur, les dents serrés, l'estomac noué.

A la question : comment peut on apprécier être exposé à cette brutalité réaliste, la réponse générale est : ce n'est qu'un film. Mais un film qui rend compte d'évènements pas forcément faux. Le plus dur, c'est de se dire qu'on ne peut rien y changer.

 

 

 

"Chaque rencontre est une incarcération." Pierre Dachline [L'Autopsie à vif]

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /2010 12:27

 

 

Les mains en l'air

Romain Goupil



L'expulsion vécue par des jeunes (d'une dizaine d'années) qui vont se mobiliser pour lutter contre le retour au pays (Tchétchénie) de leur amie.

Cinq jeunes réunis pour passer du bon temps ensemble, avant de manifester à leur façon contre le renvoi des immigrés : la fugue.

Craintes des familles + évènements similaires "Nous sommes tous des Milana" à l'étranger, ont fait parler d'eux. Les supposés expulsés serait alors régularisés.


Venez suivre leur histoire en image, raconté en 2067 par Milana elle-même.



Plongés au coeur d'un gamine partagée entre bonheur avec ses amis, et peur avec sa famille, 

Absurdité des adultes et reflexions des enfants sur des faits qui les touchent. Engagement, prise d'initiative et faits toujours d'actualités : t'as pas d'papiers, tu jartes !

Il est beau le monde, elle est belle la vie. Et quand on voit le mouvement de 5 mômes peut faire boguer les choses ! Arrêtons les manifs dans la rue, fuguons ! ;-)

 

 


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Romain Goupil donne ses motivations pour ce métrage : "D'abord une sensation d'impuissance face aux effets de la politique de reconduite à la frontière des sans-papiers (...). Et le point de départ c'est également le fait que ces pratiques et leurs conséquences étaient, dans le contexte électoral de 2007 et sont toujours aujourd'hui, revendiquées par des hommes politiques, qui comptent sur cela pour gagner des points dans l'opinion publique."

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  • : Dès l'instant où l'on me parla, j'ai compris que l'on me mentait...
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  • : En me mettant à me passionner pour ce qu'aujourd'hui j'apprécie, j'ai compris que l'art et la culture n'est là que par l'absence d'art et de culture. Dadaisme je ne t'aime pas, mais je t'admire. // Une chose à apprendre ? La culture n'est pas quelque chose de figée.
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  • Une môme, des rêves pleins la tête, une utopie qui s'efface peu à peu, un gout prononcé pour la vie, pour l'absurde, pour la culture, pour l'Art. Je ne sais pas ce que j'aime, mais je sais ce que je n'aime pas. De même, je ne sais pas ce que je veux faire, mais je sais ce que je ne veux pas faire. Et bien vous voyez, je trouve que c'est déjà pas mal.
 
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