Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 13:57

The Artist

Michel Hazanavicius

 

 

Le réalisateur nous propose un film muet, en noir et blanc, sur l'arrivée du parlant. Beau challenge sur le retour aux débuts du cinéma.

L'arrivée du parlant... on pense au film "Singin' in the rain", Stanley Donnen. Incomparable pour autant.


En opposition totale avec l'arrivée du 3D, en décalade avec l'époque actuelle, The Artist témoigne d'un acteur du cinéma muet : George Valentin (Jean Dujardin), dans un monde muet, qui se fait dépasser par l'arrivée du parlant. Il reste cloisonné dans le muet, alors que tout le monde parle autour de lui. Comment survivre ?

Survivre au public, aux nouveaux acteurs, à la crise, ... En prenant en considération la forte personnalité du personnage, tout en rêvant à une histoire d'amour avec la future célèvre Peppy Miller (Bénérince Béjo).

 


"L'homme intérieur n'a pas de langage ; il est muet." Robert Schumann


The-Artist.jpg

 

Les images ci-dessus, nous montre deux extraits du film. Des références sont faîtes : l'absurde, le burlesque d'une part, la photographie d'autre part (Doisneau est dans l'image de droite). La gestion du noir et blanc et des contrastes est référence même à une époque, à un certain cinéma. Le retour au muet, le passage au parlant, tout comme les répliques qui en parle, sont également référence à un cinéma passé.

On pense alors aux frères Lumière et à Mélies aux tous débuts, puis Chaplin évidemment, qui a mis du temps à se mettre au parlant, en passant par Keaton.

 

 

On retrouve dans The Artist les plaisirs de ce cinéma, le noir et blanc et le muet regroupés chatouillent les sens en faisant renaître une certaine nostalgie.

Nostalgie dans un monde où le numérique devient trop/très envahissant.


Entre simplicité, cinéma et émotions diverses, en conservant un léger rictus au coin des lèvres, sourire signe d'un plaisir souvent insoupsonné pour ce genre de film.

 

 

 

Pour ce rictus enviable.

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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 13:30

 

La piel que habito 

Pedro Almodovar

 

 

 

Almodovar reprend la nouvelle "La piel que habito" pour une mise en scène très satisfaisante.

 

Les thèmes récurrents d'Almodovar sont présents ici encore : l'identité, la destruction, le sexe et la tentation. Un petit mélange pour une nouvelle fiction impliquant un brin d'enquête.

Une histoire plutôt triturée, mais qui fonctionne bien. Des questions jusqu'au point fort du film, moment où l'on s'effondre et où l'on se dit bien sûr que ce n'est pas possible. Pourtant, si.

Des éléments nous donne en fait rapidement la réponse, durant cette longue et appréciable introduction. C'est juste tellement improbable qu'on passe outre. C'est ça qui est fort : tout est dévoilé, on ne le voit pas puisqu'on n'y croit pas.

 

De la chirurgie esthétique et même scientifique, une peau intriguante, des prénoms confus, des personnages méconnus mais mis en analogie. Des problèmes se posent, des questionnements pleuvent.

Tout ça crée un mélange qui nous donne : La piel que habito

 

 

 

Quelques défauts peuvent se trouver : la neutralité continue de Banderas (petite déception ?), des petits faux raccords, un gros problème de prises et décors (sur une scène finale qui plus est).

Mais bon, je répète que le scénario tient bien la route, l'histoire est déroutante, et on entre progressivement (mais intensément) dans le film.

 

Si vous avez des doutes, pensez à votre descendance, au clonage, à la personnalité, à vos tendances sexuelles, à votre phobies, à la science. 

 

A voir, à apprécier, à réfléchir.

 

 

 

 

 

Osez ce film !

 

 

ntranvabang.jpg

(c) Nicole Tran Va Bang

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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 15:20

Last Caress

François Gaillard et Christophe Robin

 

Il y a un de cela, je vous avais fait part d'un article sur le film Blackaria, présenté à l'Etrange Festival 2010. Cette année, les deux réalisateurs de Blackaria ont été sollicités de nouveau pour présenter leur dernier film : Last Caress.

 

Le mixage a été terminé la veille de la présentation, comme pour Calibre 9

C'est une première nationale pour ce "Glam Gore" aux grandes influences. Des références volontaires (Mario Bava, Sergio Martino...) apparaissent, et dont les sources sont remerciées dans le générique de fin.

 

Pour François Gaillard, le scénariste, le film reprend différentes oeuvres dont il a dû trouver un film conducteur : une peinture, portrait d'une soricère, est recherchée pour son coût inestimable. Concours de cirscontances, l'arrivée d'amis, entraine des meutres dans le manoir.

Tout comme Blackaria, l'erotisme, le nu, le désir est mêlé à l'art de tuer, au sang, aux cris. L'ensemble sur une musique électro composée par DOUBLE DRAGON et les Pleureuses.

 

Filmé en full HD -Canon 5D-, il est jugé "cinéma très photographique" par ses réalisateurs. 

 

Petite équipe, petit budget (même si plus important que Blackaria), pour une oeuvre visuellement magnifique. Beauté et esthétisme mêlés à une puissante violence.

 

LastCaress--2-.JPG LastCaress.JPG

 

Equipe familiale, la même que pour Blackaria, avec un peu de monde en plus.

Le Chat qui Fume présent encore une fois, la directrice de photographie, Double Dragon... une bonne équipe !

 

 

Quand les passions charnelles peuvent être meurtries et orgasmiques.

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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 15:05

Les nuits rouges du bourreau de Jade

Julien Carbon, Laurent Courtiaud

 

Film plutôt impressionnant ! Même la bande annonce ne nous dévoile pas son étonnante histoire, ses magnifiques images... Elle n'est là que pour nous mettre en haleine :

 

 

 


 

 

"Nous avons souhaité vous faire partager nos fantasmes", voilà ce que nous disent les réalisateurs avant de nous laisser face à ce sanglant érotisme.

 

Film d'une beauté, d'un esthétisme extraordinaire, tout en restant bien trash. 

 

Pourriez vous vous laisser totalement dominer ? Vous pourriez prendre un pied tellement énorme ! Vous faire toucher, enlacer, lacérer par la magnifique Carrie Chan, réincarnation diabolique de Jade.

 

 

Ce long-métrage, tourné à Hong-Kong, est une production franco-hongkongaise. Acteurs et dialogues : français et chinois. Un beau binome.

 

nuitsrouges.jpg

 

Je vous sers un Martini Dry ?

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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 14:54

 

Heartless

Philip Ridley

 

Heartless, ou l'art de modifier sa perception du monde pour modifier son mode de vie.

 

Jusqu'au étons prêt à aller pour se faire accepter (physiquement) des autres ?

Référence à Gregory Bateson (anthropologue et psychologue) et sa thérapie cognitive : c'est en modifiant la perception de l'univers qu'il aide ses patients à aller de l'avant. Cette théorie s'oppose à la thérapie comportementaliste qui vise à faire agir pour surpasser ses craintes.

 

Dans ce film, tout est basé sur le point de vue que l'homme a, sur ses croyances, sur ses limites pour conserver ce qu'il a acquis.

 

 

Si le paradis existe, l'enfer aussi, et la terreur de l'existence d'un démon également. Etre invincible qui a besoin de coeur humain frais. Ses victimes sont tuées par ses serviteurs pour qui il a réalisé leur voeu le plus cher.

 

Heartless.jpg

Très beau film qui jour tant sur la terreur que sur le tendresse ; on en ressort avec une certains remise en question.

 

Des très bons plans, un bon casting. Rien à reprocher à ce film. Juste : accrochez-vous pour le dénouement extraordinaire.

 

Heartless1 Heartless2

Heartless3

 

Je sais qui vous êtes !

 

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  • : Dès l'instant où l'on me parla, j'ai compris que l'on me mentait...
  • Dès l'instant où l'on me parla, j'ai compris que l'on me mentait...
  • : En me mettant à me passionner pour ce qu'aujourd'hui j'apprécie, j'ai compris que l'art et la culture n'est là que par l'absence d'art et de culture. Dadaisme je ne t'aime pas, mais je t'admire. // Une chose à apprendre ? La culture n'est pas quelque chose de figée.
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  • Une môme, des rêves pleins la tête, une utopie qui s'efface peu à peu, un gout prononcé pour la vie, pour l'absurde, pour la culture, pour l'Art. Je ne sais pas ce que j'aime, mais je sais ce que je n'aime pas. De même, je ne sais pas ce que je veux faire, mais je sais ce que je ne veux pas faire. Et bien vous voyez, je trouve que c'est déjà pas mal.
 
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